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En octobre 1994, le SPDQ a réussi pour les diététistes/ nutritionnistes à faire effectuer un changement de rangement dans le cadre de travaux de relativité salariale avec le gouvernement. Ce rangement a constitué une première étape dans le long processus entrepris en vue de faire corriger les inégalités salariales visant les groupes à prédominance féminine.
Préambule
Le Syndicat professionnel des diététistes du Québec a été fondé le 24 octobre 1970 .
Il a été constitué le 25 novembre 1970 en vertu de la loi des syndicats professionnels.
Le Syndicat professionnel des diététistes du Québec a changé de nom le 5 septembre 2001 pour le Syndicat professionnel des diététistes et nutritionnistes du Québec .
Le syndicat est un syndicat indépendant qui n'est rattaché à aucune fédération ou centrale.
Rôle
Le Syndicat a pour objectifs:
Structure
Le Syndicat est constitué de l'ensemble de ses membres et agit par son assemblée générale, son conseil d'administration et par son bureau exécutif.
Le conseil d'administration est constitué de l'exécutif et des directeurs et directrices qui sont les officiers du Syndicat.
Le cheminement
En 1971 , les diététistes, ergothérapeutes et physiothérapeutes refusent d'entériner le calque de la convention collective CSN que leur soumet l'employeur. Parce que le gouvernement refuse de négocier avec de petits groupes, le SPDQ adhère, en juillet 1971 , au Cartel des organismes professionnels de la santé (COPS) . Ce cartel, formé de plusieurs syndicats indépendants, devient leur agent négociateur. La partie patronale refuse d'accorder aux diététistes des salaires correspondant à leur formation universitaire. Il maintient sa position en leur accordant des salaires équivalents à ceux qu'obtiennent des employés ayant une formation collégiale. La partie patronale allègue « que ces professions sont exercées par des jeunes filles capables de trouver des maris pour avoir soin d'elles ». Une première grève a lieu en 1972 et se termine, après six semaines, par la signature de la première convention collective. Au terme de cette grève, le président du CPNAS déclare dans les grands quotidiens que « les retards soufferts 1...) seront vite résorbés ». En réaction à ces propos, des diétélistes de l' Hôpital Maisonneuve adressent une lettre au président du CPNAS . Elles lui répondent que « sa déclaration est d'une fausseté inouïe et laisse paraître une ignorance totale de leur travail ». Elles ajoutent que si son livre de chevet s'intitule « Le Mépris », elles préfèrent, pour leur part « le Mépris n'aura qu'un temps ».
À l'exception du décret imposé de 1983 à 1987 , quatre conventions collectives sont négociées par le COPS , soit 1971-1975 , 1975-1978 , 1980-1982 et 1986-1988 . L'objectif d'obtenir la parité salariale avec les travailleurs sociaux n'est toujours pas atteint. l'échelle de salaire des diététistes sans internat, avec deux sous-échelons, continue de faire partie du dépôt patronal. En 1986 , les diététistes déposent à la Commission des Droits de la Personne du Québec des plaintes de discrimination salariale basée sur le sexe, Les salaires qui, en 1971 , oscillaient entre 6 659 $ et 12 408 $, s'établissent alors entre 20 543 $ au début, à 35 664 $, après 12 ans.
En 1987 , des conflits internes amènent l'éclatement du COPS . Quelques syndicats membres du défunt COPS décident de former une Centrale des professionnels de la santé (CPS) . Après consultation de ses membres, le SPDQ opte, en 1988 , pour une entente de service avec la CEQ , au lieu de s'affilier avec la CPS . La CEQ devient l'agent négociateur pour la convention collective de 1990-1991 dans laquelle les diététistes obtiennent la parité salariale avec les travailleurs sociaux. Suite à leurs pressions, au près du comité de négociation de la CEQ, les diététistes voient disparaître un sous-échelon de l'échelle de salaire sans internat. En 1991 , le SPDQ doit choisir entre une affiliation CEQ ou CPS . La CEQ n'ayant qu'une fédération d'employés de soutien en SSS , les membres du SPDQ optent pour la CPS à la condition de conserver entièrement leur autonomie concernant le dossier des plaintes déposées à la Commission des droits de la personne du Québec . C'est ainsi que pour la première fois, le SPDQ n'est plus un syndicat indépendant mais un syndicat affilié. Cette affiliation est de courte durée car, en 1992 , devant les risques évidents concernant le dossier d'équité salariale et de multiples problèmes de fonctionnement au sein de cette centrale, les membres du SPDQ se prononcent en assemblée générale spéciale à 97 % pour la désaffiliation de CPS .
Depuis, le SPDQ est un organisme totalement indépendant, Il est également son propre agent négociateur. En 1991 et 1992 , il négocie lui-même les ententes de prolongation des conventions collectives CEQ 1990 - 1991 . En 1994 , après des mois de travail acharné, le SPDQ réussit l'exploit de faire modifier le rangement des diététistes, déterminé unilatéralement par le Conseil du Trésor et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux . En signant cette entente sur l'équité salariale, le SPDQ parvient également à convaincre le Conseil du trésor d'éliminer l'échelle des diététistes sans internat et mettre un terme aux sous-échelons pour ce titre d'emploi. En 1995 , le SPDQ débute la négociation de la convention collective 1996-1998 avec le CNPSSS et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux . En 1998 , une nouvelle ronde de négociations débute en vue de la conclusion de la convention collective harmonisée CH, CHSLD, CLSC, CREPC 2000-2002. Cette convention collective a été prolongée suite à une entente jusqu'au 30 juin 2003.
Changement de nom
En septembre 2001 le Syndicat professionnel des diététistes du Québec change de nom pour devenir le Syndicat professionnel des diététistes et nutritionnistes du Québec.
Le rôle du syndicat et son évolutionAu fil du temps, le rôle du syndicat s'est élargi. En plus de négocier à l'échelle nationale, il effectue un travail considérable pour améliorer les conditions de travail des diététistes. Il participe également à la formation continue de ses membres en offrant du perfectionnement professionnel lors du congrès annuel. Chaque année, de nombreuses ententes sont négociées avec les employeurs locaux afin de régler des litiges. Le Syndicat étant l'interlocuteur privilégié et le porte-parole des diététistes des établissements de santé du Québec, il contribue à l'essor de la profession en constituant des comités qui effectuent des études, des enquêtes et produisent des rapports percutants. Il participe également aux audiences publiques des régies régionales afin de démontrer le rôle des diététistes-nutritionnistes dans les soins de santé. Enfin, il effectue des représentations auprès du Ministère de la Santé et des services sociaux et des associations patronales, comme l 'Association des hôpitaux du Québec .
En 2001 , le Syndicat a collaboré étroitement avec l' Ordre professionnel des diététistes du Québec en vue de l'obtention d'activités réservées pour les diététistes/nutritionnistes.
La communication demeure l'outil privilégié du Syndicat qui souhaite demeurer constamment à l'écoute de ses membres. Les membres communiquent directement avec les membres de l'exécutif au siège social du Syndicat. C'est dans un climat de solidarité et de confiance mutuelle que s'effectuent les échanges entre l'exécutif et les membres, et que se poursuit inlassablement le travail du SPDQ.
La croissance
Depuis sa fondation en 1970, le SPDNQ n'a cessé de croître. De 52 membres au début il compte aujourd'hui plus de 2000 adhésions.
Au fil des ans
Notre syndicat représente les diététistes et nutritionnistes pour déterminer et améliorer leurs conditions de travail. De plus, parce que l'un ne va pas sans l'autre, il défend également les intérêts professionnels de ses membres et, par le fait même, de tous les diététistes et nutritionnistes salariés.
En effet, étant l'interlocuteur reconnu pour les diététistes et nutritionnistes auprès des autorités gouvernementales et autres instances, le Syndicat par ses actions et ses écrits, contribue à l'avancement et à la reconnaissance de la profession de diététiste- nutritionniste au Québec .
La force de notre syndicat repose principalement sur la connaissance des milieux de travail des diététistes et nutritionnistes, des préoccupations de ses membres qui communiquent directement avec leurs collègues diététistes-nutritionnistes de l'exécutif.
Ces communications créent, au fil des ans, des liens exceptionnels que tous et toutes apprécient. Il n'est donc pas étonnant que de plus en plus de diététistes et nutritionnistes choisissent de joindre les rangs de notre syndicat lorsqu'ils et elles en ont l'opportunité.
De plus, le perfectionnement professionnel auquel le syndicat est associé, constitue un atout privilégié dont peuvent se prévaloir les membres de notre syndicat.
Le Syndicat professionnel des diététistes et nutritionnistes du Québec est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler le rôle et les responsabilités des diététistes, nutritionnistes. Que ce soit à la suite d'une diffusion d'informations incomplètes ou erronées découlant de l'ignorance ou d'un désir de créer une certaine confusion, le syndicat a toujours su réagir dans l'intérêt public, en rétablissant les faits.
En terminant, il est important de souligner la grande collégialité régnant au sein de notre organisation, l'esprit de collaboration existant entre tous les membres dans le but d'atteindre l'objectif commun de travailler à l'amélioration des conditions de vie de la population.
Claudette Péloquin Antoun
Présidente
SPDNQ
Octobre 2003
ienvenue au site du Syndicat professionnel des diététistes et nutritionnistes du Québec, le seul syndicat regroupant exclusivement des diététistes et nutritionnistes au Canada et ailleurs dans le monde.
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